LE BLOG DATE : notes
des jours, chaque jour,
parfois ou presque...
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06
Parmi les personnes jugées les
lendemains de manifestations violentes, se trouvent le plus souvent
beaucoup de paumés ayant eu le tort principal de se trouver là. Et qui en tout
cas n'étaient pas les casseurs recherchés.
Néanmoins, ils
sont accusés par les forces de l'ordre d’actions précises qu'il
nient en général.
Il faudrait en venir à ce que tous les
policiers soient équipés d'une caméra enregistreuse sur leur
casque ou leur vêtement, de sorte qu'il « suffirait » de
visualiser les images pour savoir si effectivement tel accusé a
détruit un abribus ou lancé des bouteilles sur la police. Et, par
ailleurs, s'il s'est fait traité de petite pute par les agents au
moment de son arrestation.
A l'ère de la transparence, comme
disent les éditorialistes, on devrait appliquer complétement la
transparence !
Deux salles d'exposition situées de
part et d'autre d'un patio ouvert où se tient une réception, tel
est le décor du vernissage des travaux du peintre.
Ses toiles représentent des
personnages qui pourraient être ceux présents à la réception. Et
pour certains c'est vrai, oui différents personnages présents à
ce vernissage sont également présents sur les toiles exposées de
part et d'autre de la réception.
D'ailleurs, ils sont assez identiques
de part et d’autre, parfois représentés sur les toiles avec
beaucoup de cruauté, parfois on ne saurait dire duquel côté la
cruauté est la plus forte.
Ceux des toiles sont fixes, tandis que
ceux de la réception, ayant complimenté l’artiste après une
visite assez rapide de l'exposition, ont repris leurs habitudes de
participants à une réception qui en ont oublié la raison, savoir
l'exposition.
Pourtant un œil extérieur le
rappellerait que c'est impossible tant leur double agit en lieu et
place d'eux-mêmes.
«Aux Philippines, des chercheurs de l’Institut de recherche
international sur le riz ont réussi à en croiser une variété sauvage
très particulière, capable de résister au sel. De nombreuses
terres actuellement stériles pourraient alors devenir cultivables. »
Cette information captée sur la radio RFI me fait aussitôt
penser à Duras, et à son Barrage contre le Pacifique. Et à
la mère de Duras qui aurait pu récolter sa plantation de riz si
elle avait pu cultiver cette variété de riz (même pas
transgénique) et ainsi ne pas courir à la catastrophe ni
connaître la misère d'argent.
Et du coup, pour aller vite, la petite marguerite n'aurait pas fréquenté l'amant, le personnage de L'Amant.
Mais alors qu'en aurait-il
été de la vie de cette grande dame de la littérature ?
Il est bien connu que si on peut toujours tenter de refaire le monde, il ne faut jamais se retourner vers le passé avec des
sis (sic)
Toutes ces choses merveilleuses
appréhendées, ressenties, aperçues, presque pensées, mais que je
ne sais pas encore nommer.
Quoi ? Des pistes, des idées, des
compréhensions, des intuitions, des explicitations, des
accumulations d'items, des combinations en cours...
Illégitime la dette, celle de la
France, accumulée depuis les années 1975 ? Et fortement accrue
à la suite de la crise de 2008 ?
Ce qu'il faut c'est qu'elle cesse de
continuer de s'accroitre, par suite elle pourrait très bien se rembourser
plus ou moins sur de longues années, par exemple en ré-empruntant à
des taux faibles comme maintenant.
Mais alors on va laisser payer cette
dette par nos enfants ?
« Léguer de la dette à nos
enfants » est la phrase fétiche qui fait mouche et semble
démontrer tout ce qu'il faut.
Nos enfants continueront néanmoins
à profiter des universités, musées, piscines, lycées et autres
trains à grande vitesse, construits par de la dette. En outre ils
auront pu vivre dans leur famille, en général soutenus par des
parents qui ne sont pas tombés dans la misère complète depuis 2008
(le chômage s'en tenant à 10,3 % contre 10,8% en janvier 1997).
Ce qu'il faudrait c'est que la dette
n'augmente plus. Or les dépenses de l'Etat français augmentent
spontanément chaque année de 6 à 7 milliards d'euros.
Mécaniquement.
S'il y a un système à changer c'est
celui-là!
Des personnels de Pôle emploi Paris
ont dénoncé récemment l'envoi de lettres écrites en un langage
administratif incompréhensible qui faisait que des gens du coup demandaient un
rendez-vous pour comprendre ce qu'il leur avait été envoyé.
Voici un autre exemple de lettre,
émanant d'un établissement scolaire, dans laquelle ne figure
pas le mot cantine ou restaurant scolaire alors qu'il s'agit d'une
invitation à en payer les frais :
Date d'émission, le... Avis aux
familles, trimestre scolaire 3
Le présent titre est exécutoire en
application de l'article L252A du livre des procédures fiscales
pris, émis et rendu exécutoire conformément aux dispositions des
articles R XXX
Votre relevé de comptes...
La somme est à verser avant le
(sans date)
Information des débiteurs pour tout
renseignement : s'adresser au service gestionnaire ou à
l'agent comptable.
Le recouvrement des titres
exécutoires est poursuivi jusqu’à opposition devant la
juridiction compétente
Toute contestation sur le bien fondé
d'une créance de nature administrative doit être portée, dans le
délai de deux mois suivant sa notification, devant la juridiction
compétente.
Talon à joindre
Pas de signature ni
de formule dite de politesse !
Emmanuel Todd, démographe,
anthropologue, et un peu gourou de la classe politique, vient
d'écrire un bouquin (comme il dit) dont le contenu scientifique fait
découvrir une France qui n'est généralement pas décrite ainsi,
celle d'une population de haut niveau d'éducation, avec un taux de
suicide faible, une occurrence d'homicide en diminution...
En revanche, sur les télés, cet homme
parle comme un consommateur au comptoir de bar : « je vais
vous dire la réalité de ce qui se passe ».
Il met alors en cause
l'euro à l'origine selon lui du déficit commercial que cependant
la France a connu aussi sous le franc, explique la dette par le fait
que des riches ont eu le tort de prêter à l'Etat etc.
Il est l'illustration d'un type
d'humain moderne à forte capacité d’analyse et de raisonnement
logiques, qu'une démarche d'affectivité conduit à démontrer
ce qu'il veut démontrer.
Une mésange cherche à grimper le
long d'un miroir, inhabituellement posé, comme elle s'en est bien
rendu compte, dans un jardin. Elle ne cesse de monter descendre. Elle
cherche quoi ? A entrer dans le miroir, le traverser, passer de
l'autre coté ? Ou comme Narcisse, elle joue simplement de cette
figure non identifiée qui se meut en même temps qu'elle à
l'identique.
La mésange s’attaque au miroir
méthodiquement, continument, au son du cliquetis de ses griffes qui
ne peuvent s'accrocher sur la surface lisse. Cependant, de temps à
autre, elle s'envole se percher sur une branche de l'arbuste voisin
dont elle redescend peu après. Si ce n'est une autre.
Car elle n'est pas seule, elles sont
deux, c'est un couple. La question étant alors de savoir si l'une ou
l'un seulement s'attaque au miroir, ou bien si elles se relaient dans
l'action ?
Petit oiseau de plusieurs millions
d'années, miroir millénaire, mon regard d'humain presque autant
millionnaires d'années.
En plus, une connection numérique m'assurant dans l'instant qu'il s'agissait bien d'une mésange bleue
et jaune, famille des paridés.
Sauf erreur des arpenteurs, l’astéroïde
qui, le même jour que celui de l'explosion au dessus de la Russie d'un autre astéroïde de
10000 tonnes, est passé donc le 15 février
2013 à tout juste 27800 kms de la Terre.
Il était donc plus proche
de nous que les satellites de télévision et de communication envoyés par
les agences spatiales en orbite haute, soit à 30000 kms !
Cela me laisse silencieux...
A propos de silence, on se plaint qu'il
n'y en a plus sur Terre, en particulier dans les villes. Jean-Jacques
Rousseau s'en plaignait déjà, mais pour d'autres bruits que celui
des moteurs à explosion.
Or voilà qu'un dispositif sonore a
cependant été ajouté à un véhicule électrique désormais en
vente par Renault. Sans doute dans une bonne intention, puisque, à la
manière du fameux klaxon, il s'agit d'alerter les piétons de
l’arrivée d'un engin automobile. Il est possible de le désactiver
mais il se réactive de lui-même au démarrage.
A croire que les humains ne sont pas
faits pour le silence. Tout de même, il faudrait mieux s'habituer au
voiture silencieuse.
« Une affaire profondément
triste pour la démocratie », il ne faut pas exagérer !
Qu'un politique ait menti jouant les pompiers pyromanes est sans
doute détestable. Qu'il se révèle un corrompu forcené tant il a
été loin dans le mensonge est assez stupéfiant. Mais les hommes
politiques sont probablement à l'image des Français, pas plus
corrompus que la moyenne. Et sans doute pas plus menteur non plus, la
moyenne prenant en compte nécessairement les extrêmes.
A ce titre,
le slogan « tous pourris », s'il n'est pas nouveau, est
toujours aussi imbécile, puisque celui qui l'utilise s'inclut dedans
par définition.
Ce qui grandit la démocratie, c'est
que cet homme ait été démasqué et qu'il soit poursuivi
par une justice indépendante, comme d'ailleurs l'a noté le journal
Mediapart à l’origine des accusations contre le dit
ex-ministre.
Yv-No ne met plus au singulier de s à temp dans ses
chroniques. Il avait dit qu'il était pressé d’écrire le mot corp
sans s au singulier. Mais cela a dû lui paraitre plus difficile. Ou
alors il ne se sert pas du mot en ce moment, ce qui m'étonne...
C'est un jour de neige, Yv-No vient me
visiter par surprise. Tandis que nous nous promenons dans ce paysage de
rue ordinaire, pour une fois différent, car blanchi à la neige, je
lui parle de Diderot qui tentait toujours de glisser dans son
Encyclopédie des corrections à la doxa officielle, en fait des
transgressions.
Je lui dis que j’insère à sa
manière dans mes textes des petites phrases qui généralement ne se
disent pas. En somme des « corrections » aux clichés et
autres croyances.
Et aussi que je m'amuse à injecter de petites
corrections d’anomalie de la langue et de sa graphie : « par
exemple, j'écris corp et temp sans s au singulier » (puisqu'on
dit corporel, temporel, corporation, temporiser etc). Ce qui donne: Le temp, les temps, le corp, les corps...
Avouons que ça
fait plaisir d’écrire le printemp sans s final, même s'il est en retard cette année.
Ça fait plaisir aussi parce que
désormais nous sommes au moins deux à le faire !
La sonde Voyager I, lancée en 1977, a-t-elle déjà ou est-elle sur le point de sortir du système solaire ? Certains chercheurs le croient, la Nasa le prédit dans quelques mois ou quelques années, avançant que la frontière n'est pas fixe et serait plutôt une zone incertaine aux dimensions gigantesques ! Seule certitude, la sortie de notre système solaire apporterait la preuve qu'il y a bien un « dehors » à ce système...
Il fallait s'y attendre, des concepteurs
ont matérialisé le dispositif ad hoc pour les signatures de livres,
bien présent désormais au Salon du livre de Paris à l'avant des
stands de certaines grandes maisons d’édition.
L'un d'eux, en
particulier, est constitué d'une table longitudinale, plutôt
étroite, devant lesquelles sont fixées une série de chaises, un
peu à la manière de ces systèmes de tables de restaurants rapides faites pour
accueillir un maximum de personnes, ici des auteurs qui sont donc serrés
près les uns des autres, et qui pourraient alors tout aussi bien manger que
signer... Du coté des lecteurs, qu'on imagine avides, se trouve un
renforcement en métal légèrement surélevé, non pour y déposer au fur et à mesure bols
et plats de quoi nourrir les gens ci-devant assis, mais pour poser le
livre à signer et peut-être y reposer mains ou bras en attente.
S'appelle la table à signer, comme on dit table à langer !
Le premier traité international sur le
commerce des armes conventionnelles (TCA) sera-t-il adopté à l'ONU
cette semaine par les 193 pays membres en train de négocier ferme ?
Ce serait une grande victoire sur l'adversité, surtout s'il s'agit
de limiter ce commerce de façon significative. Ce serait un grand
pas de civilisation aussi.
Le paradoxe dans cette affaire est que si
ce traité est soutenu par les opinions publiques occidentales, les
pays occidentaux sont justement les plus grands vendeurs d'armes, avec
la Chine désormais.
Donc ce sont les pays qui possèdent les plus fortes
industries d’armement et en conséquence qui ont le plus grand
nombre d'emplois à défendre !
Une réforme du mode d'élection des
nouveaux conseillers départementaux bien que rejetée au Sénat
après avoir été approuvée par l'Assemblée nationale devrait voir
le jour en 2015.
Un homme et une femme seront élu(e)s dans chaque
canton, l'ensemble des cantons des départements étant divisés par
deux pour ne pas augmenter le nombre de conseillers.
Il y aura donc
autant de femmes que d'hommes à gérer les départements. Une
manière de parvenir à la parité sans que les partis (ou les
hommes) puissent s'y soustraire. Jusqu'alors il y avait à peine plus
de 10% de femmes dans les conseils généraux de France.
Quel dommage ! Les soldates Femen
ont comme règle de ne pas rire durant leurs interventions
publiques sein-nus (topless en français). C'est pour elle une
garantie de réussite, le rire apportant une connotation de manque de
sérieux.
J'avoue regretter au moins le
sourire, parce que celui-ci peut être déstabilisateur par la force
qu'il dégage. Certes, il risquerait de déclencher comme le rire
une rage supplémentaire et par suite une montée de violence chez
les sbires des régimes dictatoriaux ou chez les activistes
intolérants qu'on peut imaginer (poliment) se dire : « Et
en plus elles se marrent, elles se foutent de nous ! ».
Mais un sourire, outre qu'il ne ferme
pas l'échange, au mieux l'entrouvre, démontrerait surtout que si
elles font ces actions spectaculaires, en se dénudant du haut, c'est
à cause d'une situation objective. Par exemple, leur action à la
« Cathédrale » de Paris (ou se trouvaient fort
opportunément exposées les nouvelles cloches), visaient justement à
sonner les cloches d’une institution où les femmes sont par statut
au second plan.
Autre exemple, quand elles interviendront dans les
pays arabes, bientôt en Tunisie semble-t-il, en raison de la recrudescence de
la pression exercée sur les femmes, un sourire contenu
serait une bonne réponse aux mines patibulaires des salafistes et
autres extrémistes de la religion.
C'est
pour un devoir de français?
Imaginaire ? Ce qui n'est pas
du réel, en tout cas pas du réel des clichés...
Ou alors des
mots inventés? Assemblage de syllabes pour exprimer le mot qu'on ne
trouve pas ou bien qui n'existe pas!
Quelques mots idéaux? Tu
peux toujours te raccrocher à ça: la beauté, le merveilleux, la
surprise...
La courbure toujours de l'horizon, la limite fractale
de toute fusion...
Un jour, tu m'as demandé si je croyais que
l'Univers était un ami?
... Je viens de regarder le premier film
de Ernst Ingmar Bergman, Vers
la joie (un des premiers).
Je suis encore dedans.
Maintenant, je vais sortir au soleil.
Il y a encore une dizaine d'années on estimait que
le cerveau possédait plusieurs millions de neurones. Désormais on
fait état de 85 milliards de cellules nerveuses, connectées entre
elles par 1000 à 10 000 synapses chacune. Est-ce que cela fait du
cerveau humain un des objets les plus complexes connus dans l'Univers
que l'on connait si mal ?
Rien n'est moins sûr, puisqu'on est dans
l'ignorance des connaissances qui seront celles des humains dans un
siècle par exemple.
On voit en tout cas combien il était réducteur de
croire à une époque lointaine que le cœur était le centre de la
vie humaine !
Faut-il parler de tout,
écrire sur tout, donner un avis sur tout ce dont il est question?
Non,
il y a des choses de l’actualité qu'il faut ignorer, il y en a
dont je ne veux pas parler, dont je ne lis plus le feuilleton. Sur
lesquelles je ne me prononce ni ne veux le faire. Il y a même des
histoires dont je ne veux plus entendre parler, et trop
d'informations qui me lassent de par leur nullité. Donc je ne les
lis plus et n'en parle pas.
Mais elles existent
tout de même !
Oui elles occupent même
grandement ce qu'on appelle l'actualité, mais il y en a tant
d'autres dont on ne parle pas ou peu.
Les médias font leur choix,
l’écrivain peut aussi faire le sien.
Le niveau des élèves en France baisse. Avant, tout le monde le disait mais
c'était faux, cette fois c'est vrai, écrit l'historien de
l'éducation Antoine Prost dans Le Monde du 20/2/13.
« Le recul n'épargne que les enfants des cadres supérieurs
et des professions intellectuelles, dont les enseignants ». Ce
qui n'est guère étonnant pour ces derniers, puisque
eux les profs peuvent leur transmettre exactement ce qu'ils demandent à
leurs élèves.
Les enquêtes apportant la preuve de cette baisse du
niveau datent de plus de cinq ans, elle n'a donc rien à voir avec
l'instauration à l'école primaire de la semaine de 4 jours en 2008.
On serait d'ailleurs curieux de savoir quel impact elle a eu, pas
nécessairement négatif contrairement à ce que dit cet homme (« Qui
peut soutenir qu'elle ait amélioré les choses ? »)
Rien d’étonnant non plus que les enfants des classes favorisées
ne perdent pas le niveau, considérant que ces
classes-là protègent leurs enfants de la culture dominante
contemporaine : télévision, jeux vidéos, écrans en tout
genre, qui est rejetée à l'école...
On est parti pour le « low cost » qui pourrait se dire
bas prix ou bon marché avec un nouveau TGV qui se
nommera « Ouigo » et qui aurait pu s'appeler Onyva.
Que fait donc l'académie française face à l'envahissement des
anglicismes ? Que fait-elle à part assurer de régulières
chroniques à la limite du ridicule sur ce qu'il faut dire et ne faut
pas dire, classées en "emplois fautifs" et présentées en deux
colonnes : Dire
/ Ne pas dire.
C'est à la limite du ridicule ou alors ce sont des humoristes ces gens-là qui
ont envie de nous faire rire.
Voyons en exemple cet homme qui dit le
poste pour parler de la radio, propose d'utiliser "tourner casaque" au lieu
de revirement.
Et précisément un extrait de sa chronique :
« Si l’on veut faire allusion à un changement d’orientation
sexuelle, on dira pudiquement mais clairement qu’il (ou elle) a
viré sa cuti ou, pour un homme, qu’il est passé du côté de la
jaquette flottante ».
Un homme d'un autre temps? Un passéiste !
Dans la série: « on ne peut plus rien faire maintenant »,
la ville de Paris, qui met en place des éteignoirs à cigarettes,
rend désormais passible d'une amende de 35€ le jet de mégots de cigarette
sur la voie publique. C'est un geste courant, une dernière
aspiration de fumée et puis s'en suit le jet nerveux du mégot encore fumant
qui atterrit plus ou moins aléatoirement au sol.
En fin de 20e siècle, on pouvait encore voir dans les vieux wagons des panneaux interdisant de cracher sous peine d'amende...
Il est courant d'entendre déclinée l'idée selon quoi la société
démocratique, sous ses allures « libérales », ne serait
qu’une vaste entreprise de calibrage généralisé des faits et
gestes de ses citoyens. Jusqu'à sa traduction dans l’expression
populaire : « maintenant on ne peut plus rien faire » !
Sans doute à l’image du code de la route dont les règles
se sont beaucoup durcies au long des années, avec cependant comme résultat
en 2012 une mortalité routière plus faible qu'en 1948 (France
métropolitaine).
Courant aussi de décrire les médias comme des instruments de
propagande, alors qu'ils sont souvent en réalité une peu bêtes et
suivistes, développant en général les dépêches d'agences le plus souvent rédigées par des journalistes
honnêtes.
Pour retrouver le nord, il faut selon moi considérer le mouvement
de protestation d'étudiantes à Gaza, ces jours-ci, à qui on veut imposer
effectivement un calibrage vestimentaire, par l'obligation du port du
vêtement islamique à l'université pourtant publique...
Je ne voudrais pas jouer les rapporteurs
mais l'autre soir vers les 21h, carrefour Balin à Lutèce city, les
feux de circulation ne fonctionnaient pas. Du coup les voitures
jouaient avec les bus pour passer le carrefour tandis que les
passants essayaient de les éviter en le traversant. À la bonne
heure, un homme de service équipé de vêtements fluos est arrivé
pour apposer un panneau provisoire muni de lumières clignotantes
signalant que les feux étaient éteints. Hélas à peine l'homme de
service reparti, les lumières clignotantes censées attirer
l'attention des conducteurs pressés ont cessé d'émettre le moindre
signal. Il fallait accepter le fait que la zone était en extinction
momentanée.
Mais pourquoi en parallèle l'horloge du croisement
indiquait-elle une heure capricieuse ? Un garçon de café
rassurant précisait en habitué de la chose qu'il fallait compter deux heures de
moins pour l'avoir à l'heure...
La
honte: réédition d'un livre parodiant Duras d'un certain Patrick
Rambaud , certainement habile imitateur au point d'être capable
de traiter des centaines de pages censées la parodier. Sauf que sa
parodie est d'une vulgarité absolue, faisant preuve bien sûr d'une
incompréhension totale des écrits de Marguerite Duras et montrant
surtout une absence de perception et/ou de connaissance de la
littérature.
Sans
doute parce que cet homme ne connait pas et ne connaitra jamais ce
qu'est la littérature. Mais seulement ce qui s'appelait à une
époque la littérature de gare, celle qui se vendait dans les gares,
le bas de gamme.
Un membre néanmoins de l'académicien Goncourt, société littéraire
de nom, qui a tout de même était obligée d'offrir à Duras le prix
du même nom pour L'Amant !
Il pleut sur Paris. Il y fait moins froid que les jours derniers
(6° à 12h) mais il pleut. Et il va sans doute pleuvoir même si la
météo annonce des éclaircies en seconde partie d'après-midi. Ce
temp maussade risque de ne pas faciliter une participation massive à
la manifestation prévue à 14h pour soutenir le mariage pour tous.
Encore qu'on peut penser que la pluie ne va pas arrêter les
participants de participer.
Juste le risque est accru qu'il y ait moins de monde qu'à la
manifestation hostile à l'égalité de l'autre dimanche.
De toute façon, le mariage pour tous a
été voté par les Français dès lors qu'ils ont élu Hollande
président!
(Finalement il n'a pas plu avant 18h, il faisait 10° à 16h et la manif a rassemblé 130 000 personnes)
J'aime la liberté dans laquelle
j'écris en ce moment. Celle que j'ai quand j'oublie les éditeurs à la
recherche de produits que je n'ai ni envie de lire ni envie
d'écrire. Quand alors je peux écrire sans la moindre pression de
devoir faire ceci ou cela, ou correspondre à, m'aligner sur. Et sans
avoir à ânonner les bons clichés...
Sans avoir non plus à me censurer
moi-même, ce qui est très difficile, car soi-même on
peut facilement se censurer.
C'est un bonheur d'écrire avec ce
sentiment là, d'être libre. Positivement, d'être libre de
développer ce que j'aperçois de l’écriture. De pousser le
courant de l'élan, de laisser la voile se lever, et d'aller y voir
vers où, jusqu'où.
Et plus encore d'avancer dans la
prospection de ces territoires sur lesquels je cherche à m'aventurer
depuis que j'ai commencé d'écrire.
Bien sûr on n'est jamais
complétement libre, pas même de ses démons!
Encore que ça aussi
on parvient à s'en libérer. Un peu, toujours, peu à peu, chaque
fois.
Rappeler
aux amnésiques écrivains qui ne savent plus répondre à la
question de savoir à quoi sert la littérature, qu'elle invente le
monde. La littérature sert à inventer le monde.
Bon,
je sais que pour beaucoup elle sert à amuser les gens. Ou même à
les conforter dans ce qu'ils croient et savent déjà.
Néanmoins,
la littérature invente le monde, constamment. De façon le plus
souvent souterraine, rarement à grands coups de pubs sur les médias
ou d'analyses pédagogiques dans les livres scolaires.
Tout
comme l'écriture fait la littérature, le monde s'écrit par la
littérature.
Tarantino en bagarre avec un
journaliste de la BBC (channel 4) qui lui demande pourquoi la
violence est une part prépondérante de ses films et manifestement
un élément de plaisir pour beaucoup de ses spectateurs? Et pourquoi
cela semble admis d’aller au cinéma et d'apprécier la violence
qui y est montrée? Et encore s'il est si sûr qu'il n' y a pas de
lien entre prendre du plaisir à la violence dans ses films et
pareillement à la violence de la vie réelle?
Le cinéaste insulte le journaliste, il
dit qu'il est là pour vendre son film, et pas pour parler de la
violence. Il ajoute qu'il a déjà répondu à cette question et que
si l'on veut en savoir plus, on peut le « googler »
(« they can google me »). D'après The Independent (10/1/2013)
15 janvier 2013
La dernière amie que j'avais eu l'an
dernier ne supportait pas de téléphoner. En tout cas je ne
devais pas l'appeler mais lui envoyer des textos. Ensuite, elle avait préféré que je lui écrive des
mails. Elle y répondait rapidement, pour moi cela n'y changeait
rien, c'était comme les textos, je la joignais de toute façon avec
mon téléphone.
Pour se voir au café, j'envoyais un premier mail
auquel elle répondait en donnant son accord , ensuite on
discutaillait un peu sur l'heure et le lieu, des mails toujours très
brefs, au bout de 5 ou 6, on était OK, on se retrouvait un quart
d’heure après.
La précédente amie, elle, n'aimait pas les
textos. Tout comme elle ne voulait pas entendre parler des réseaux
sociaux. T'as raison, je lui concédais, c'est parfois n'importe quoi,
mais ce n'est pas pire que les conversations de rue ou des comptoirs
de bar, c'est même plutôt de meilleur niveau.
Pour la joindre,
j'appelais en vocal et laissais un message sur son répondeur, car
elle ne répondait jamais en direct. Elle rappelait le soir en
général me disant qu'elle préférait m'appeler sur un fixe.
Fallait-il que je reste sédentaire, je lui demandais ? Le plus souvent, je lui envoyais un
mail auquel elle répondait le lendemain ou le surlendemain. De toute
façon, c'était une communication plus facile que ça l'était pour
mes ancêtres qui vivaient au début du XXe siècle.
« L'époque était triste (en 1984), moins qu'aujourd'hui »...
Je découvre cette phrase de Michel
Butel, écrite en 2012. Quelqu'un pour qui
j'ai de l'estime et du respect, lui qui comme il le dit a "inventé un
journal en créant L'Autre Journal "et puis l'an dernier
L'Impossible.
Je me méfie pourtant de ce genre
d'affirmations, j'aurais même tendance à penser le contraire, que
les années 1980 étaient plus tristes que maintenant. Par exemple,
avec le soutien du Président Miterrand, venaient d'êtres installées
en Allemagne de l'Ouest des fusées Pershing dirigées vers l'URSS
puisque c'était encore la guerre froide. On pourrait ajouter qu'il
n'y avait pas le Pacs. Et surtout ni téléphone portable, ni
internet personnel !
J'avancerai seulement une impression fondée à force d'observation ici ou là, dans la rue, les
cafés, celle de croire que la génération Y est beaucoup plus
joyeuse que les précédentes.
« 2012 n'aura pas été "une
année négative" pour l'industrie du livre », déclare le
président du Syndicat national de l’Édition, à peu près comme
le président précédent l'avait fait l'année passée selon Actua
Litté (actualitte.com).
Si l'on sait lire à travers les
lignes, ce n'est pas une mauvaise nouvelle !
Coté vraie bonne nouvelle,
un groupement de libraires parisiens annoncent s'organiser pas tous
moyens pour satisfaire les commandes de livres (et leurs clients)
dans l'après-midi même, au pire le lendemain. Autrement dit, faire mieux qu'Amazon!
Ce qui est une condition essentielle à la
(sur)vie des librairies locales. Une mesure réclamée ici
avec conviction depuis des années dejà.
31/12/12, 23h 31, place Saint-Germain-des-Prés, un couple m'aborde, la femme sourit, l'homme demande: excusez-moi, vous êtes d'ici ? on m'a dit de venir dans ce quartier, qu'il y avait une ambiance sympa, et y a rien, personne / Oui, mais il pleut, enfin, c'est très curieux, depuis une demi heure je me promène dans les rues, elles sont vides en effet, il n'y a personne, les gens sont dans des fêtes intérieures... / C'est la vérité ce que vous dites, ou vous faites de la poésie ? / Les deux ! (rires)
Une cheffe de petit parti écologiste
interviewée par une télé depuis sa résidence de campagne, regarde
le ciel, elle dit : « voyez, nous sommes dans le Gard
(France), il fait 14° à 10h du matin ! » Et elle embraye sur le réchauffement
climatique.
Loin de moi de contester ce réchauffement, encore qu'il
faudrait mieux parler de changement climatique. Ainsi Météo
France indique que dans ce même Gard, à Nîmes, il faisait plus 21°
le 18 décembre 1987 et aussi (moins) -9° le 27 décembre 1962.
Aujourd’hui il fait 43° à Rio de Janeiro, température la
plus élevée jamais connue, comme disent les médias, en réalité
pas depuis 1915.
Par ailleurs, il a neigé de plus de 40 cm hier à
Montréal, presque autant qu'en 1971, tel dernier ouragan n'avait
jamais été aussi violent depuis 1993 etc.
Les ringards disent
parfois que le monde marche sur la tête, il arrive souvent en
tout cas que les médias regardent les choses à l'envers.
Par exemple, ce matin, on entend ceci:
"En Inde les violences faites au femmes explosent ».
La vérité est que ce sont les manifestations contre ces violences qui
explosent. Et surtout les dénonciations des viols qui jusqu’alors
ne l'étaient pas, dénoncés. Et aussi les dénonciations du fait que la police
refuse de prendre les plaintes des victimes de viols, ce qui était
la règle depuis toujours. Tout comme ici, il y quelques décades
seulement, en France, à l'époque où il n'y avait pas de policières
femmes.
Stupéfiante, cette conviction de
beaucoup de scientifiques que, si l'on ne sait pas encore, on est sur
le point de savoir, de connaître, de comprendre tout. On ne sait pas
encore s'il y a de la vie ailleurs dans les cieux, on ne sait pas
encore quelle est l'évolution probable de l'univers, on ne sait pas
du tout ce que veut dire cette planète récemment découverte qui
n'aurait pas de soleil etc. On le saura prochainement, bientôt, on
est pas loin d'avoir tous les outils pour savoir.
A l’image de ce sous-titre du journal
Le Monde de ce jour affirmant que « la
découverte de cette particule élémentaire, le boson de Higgs,
permet de percer les derniers secrets de la matière. Et livre
peut-être la clé de la compréhension de l'univers ».
Génial !
« Il faut arrêter »
est une expression qui ponctue les conversations de bars, voire les
soliloques de discussions « autour d'un verre ». C'est
étrange qu'elle soit couramment utilisée par quelqu’un comme
Daniel Cohn-Bendit (il n'est pas le seul) si habitué pourtant des
think-tanks autant que des discours publiques.
C'est une injonction, voire une
intimation à cesser de dire ceci, à ne plus penser ou faire cela.
Mais c'est aussi une expression
autonome qui tient toute sa force, accompagnée de mimiques adéquates,
dans une envolée concluante: « non, il faut arrêter »!
De préférence, grassement répétée : « il faut
arrêter, arrêter ! »
Ce qu'il y a dans la tête, dans la tête des gens, est mystérieux. On ne sait jamais ce qu'ils y ont. Ni ce qu'il pourrait y avoir. Et puis on peut toujours s'essayer à en faire bouger les lignes, généralement, c'est impossible, ça ne change pas.
La création de postes dans l'éducation
nationale, même de milliers de postes, ne va guère transformer
l'éducation, à part résoudre quelques problèmes locaux.
Certes elle permettra une sorte de
réconciliation entre les enseignants et leur gouvernement.
Mais ça ne va pas résoudre la
séparation croissante entre les enfants de plus en plus immergés
dans le monde numérique et les professeurs toujours majoritairement
accrochés au monde analogique.
Plaisir d’entendre un Québecois sur
France Culture ce matin, Charles-Philippe David, qui traduit en
français. Quoi ? Il s'exprime en français.
Il parle de pouvoir
souple (soft power) ou de pouvoir brutal (hard power). Et surtout de
pouvoir intelligent (le smart power, revendiqué par Obama). Et ça
parait tout naturel !
Est-ce que ça ne donnerait pas aussi
plus de sens ?
Pas de visite virtuelle de l'exposition
Salvador Dali sur le site du centre Pompidou, et ce contrairement à
ce qui avait semblé être annoncé lors du lancement de sa
plateforme numérique. L’argument avancé était qu'il s'agissait
là d'une démarche de service public.
En effet, c'en serait une pour
quiconque ne peut pas matériellement se rendre à l’exposition, ou
ne supporte pas de faire des queues interminables. Ou encore n'a pas
une envie folle de voir ou revoir les oeuvres de Dali, mais seulement
d'y jeter un oeil.
On voit là, comme d'habitude pour les
institutions, la distance qu'il peut y avoir entre communication et
réalité de la chose.
En cherchant cette visite, on tombe sur
un page guère avenante où l'on parvient tout de même à trouver
une bande-annonce de l'expo (dont une bonne minute de générique de
fin).
Par ailleurs le site indique que la
collection du Centre est en ligne, mais elle ne se trouve que par
une recherche interne incertaine...
Il y a en fait de la restriction, de la
méfiance, une indéboulonnable inertie sur des habitudes de
conviction.
Pourtant une vraie visite en ligne
n'empêcherait pas des publics nombreux de se rendre sur place, ça
en drainerait même peut-être davantage !
Table est sans doute le mot le plus utilisé ces dernières années (en français, en anglais et sans doute dans plein d'autres langues) : se mettre autour d'une table, mettre tout sur la table... Significatif d'une époque qui tente d'en passer par la négociation plutôt que par l'affrontement pour résoudre les conflits en tous genres, car il y en a !
22 novembre 2012Une thèse récente sur l'évolution déclame que si un Athénien
de 1000 ans avant JC revenait à la vie il serait plus intelligent que les humains
d'aujourd'hui.
Voici en tout cas une info qui le stupéfierait raide
sur place :
« Les négociateurs
se retrouvent le 26 novembre à Doha au Qatar pour tenter de
s'accorder sur des stratégies visant à limiter la hausse moyenne
des températures sur Terre à +2°C d'ici à 2050 »
(Presse 22/11/12).
Et encore pourrait-il en
parler en connivence avec nos ancêtres de la première moitié du
siècle précédent (s'il en croisait), qui n'auraient pas pu imaginer
non plus que les humains se mettraient dans la tête de contrôler la
température sur Terre, ni d’ailleurs d'avoir une quelconque action
sur le climat.
L'occasion est trop belle
pour divers organismes de surenchérir de prévisions les plus
alarmantes possibles qui ont l’avantage de tout brouiller.
Si bien que même en se
sentant aussi intelligent que l'Athénien revenu, on ne peut guère
penser grand chose à part que la période est au réchauffement.
Tout de même penser que si
on pouvait se passer du charbon ce serait déjà une bonne chose,
après le pétrole il faudrait bien aussi...
Résolu ! 5 de mes livres sont à nouveau en vente en édition
numérique sur Google
Play. L'affaire a été réglée par le processus d'aide en
ligne, donc par des robots. L'aide personnalisée n'a pas fonctionné,
les conseillers ne trouvaient pas le point d’achoppement.
Je ne
veux pas dire pour autant que les humains sont moins intelligents que
les robots, non, l'habileté des robots fait partie de l’intelligence
humaine.
Je ne veux pas dire non plus que les humains sont de moins
en moins intelligents, je crois tout le contraire. Et ce
contrairement à la dernière thèse sur l'évolution de
l'intelligence humaine, à profusion diffusée, selon laquelle les
performances de notre cerveau seraient sur le déclin.
Ce serait
apparemment peu pensable que les medias titrent sur l’accroissement
des capacités intellectuelles humaines...
Je ne sais pas pourquoi!
Dans un de ses entretiens
avec Jean Amrouche de 1949, rediffusé sur France Culture dans ma
nuit rêvée, André Gide raconte qu'un soir à Léningrad, au cours
de son voyage en URSS (1936), un officier vient le prévenir à son
hôtel de ne pas prendre l'avion qui devait le lendemain le
reconduire à Moscou.
C'est lui qui avait laissé entendre qu'il
aurait aimé prendre un avion soviétique, d'autant qu'à l'aller il avait
dû voyager dans un avion allemand pour se rendre à Moscou.
Dans mes
souvenirs d'une première écoute de cet entretien, il me semble que
Gide précisait s'il avait pris cet avion ou s'il était rentré en wagon spécial par le train. Avec le temps j'avais
même l'impression qu'il avait dit que l'avion s'était effectivement
écrasé.
Or dans l'enregistrement diffusé ce 14/10/12 (soit le 25ème ou le 26ème entretien), il y a une
coupure, Gide s'arrête après avoir relaté son trouble provoqué par
l'insistance de cet officier qui lui avait parlé après s’être
assuré qu'il n'y avait pas de micros dans la chambre.
Je ne m’explique pas
pourquoi il y a cette coupure dans l’enregistrement.
Depuis deux semaines, mes
livres dont on peut lire des extraits sur Google
livres ne sont momentanément plus disponibles en édition
numérique sur Google Play. On m'assure qu'ils le sont toujours pour
ces pays : GB, USA, CA, AU, ES, DE, IT. Mais plus en France,
momentanément. Ce qui confirmerait que le local existe encore...
Ça fait partie des situations ubuesques auxquelles un écrivain
doit faire face. Bien sûr, il n'est pas le seul à devoir faire face
à des situations ubuesques. Et en l'occurrence je ne suis pas le
seul !
Les spécialistes « travaillent afin de régler le
problème », j’espère juste qu'ils
trouveront rapidement une solution.
Le président français a cru bien faire d'ajouter à sa lettre de
félicitations envoyée au Président américain la mention
manuscrite « friendly » qui semble t-il n'est pas en
usage en Anglo-américain. Et qui pour le coup a un petit côté
ridicule. Voilà bien une marque d’inculture autant que d'une manie de
ne pas rester dans sa langue quand c'est possible.
Pourquoi en effet
ne pas avoir écrit « avec amitié » en français?
Ou,
tout simplement, ce beau mot « amitié » que Barack
Obama aurait compris. Et qui certainement l'aurait touché sans y
percevoir la moindre arrogance.
Toute la nuit les journalistes politiques ont ressorti leurs mots
fétiches des soirs d’élections, parlant du fief d'Obama, en
l'occurrence Chicago et se gargarisant du « tomber dans son
escarcelle » au fur et à mesure des résultats, chaque fois
qu'un des États lui revenait.
Escarcelle, bon c'est vrai, ça ne se dit pas beaucoup, parfois un peu à
tort et à travers dans les commentaires sportifs. Un vieux
mot français, plutôt provençal, venant de l’italien qui
signifiait avare, retenu désormais comme « grande bourse autrefois portée
à la ceinture » !
Fief, c'est vieu aussi, datant de l'époque médiévale pour
désigner une terre concédée à un vassal en charge de divers
devoirs envers son seigneur... Des mots totalement inadaptés,
convenons-en.
Anyway, four more years : Bon matin Obama !
Premières réactions de lecteur(e)s "pros" à la lecture de mon roman
« Les Tourments de Claire Ardeen » :
« L’histoire est bien menée, l’écriture qui illustre
le désespoir de l’héroïne est en accord avec le projet... »
(Alix Penant)
« Un roman qui se lit aisément, je l'ai fait d'une traite,
et non sans agrément, alors même que l’insatisfaction amoureuse
de la narratrice ne m’intéresse guère ou pas... Ce que vous
faites bien et très naturellement, c'est de reproduire la manière
dont on parle, entre amis, au téléphone, etc . »
(François Taillandier)
« Un sujet intéressant, notamment dans le renversement
qu'il opère par rapport aux clichés encore bien solides sur la
sexualité féminine... » (Sophie Bogaert)
« Où ça va nous mener tout
ça », elle m'avait soudain demandé en souriant ?
On
parlait de la technologie de notre époque, de la disparition des
repères.
J'avais affirmé que, contrairement à
ce qu'on disait, cette époque avait plus de valeurs qu'il n'y
paraissait.
« Et à
quoi ça va nous mener tout ça, hein ? »
« Mais,
à toujours plus d’intelligence, j’avais répondu spontanément,
au développement toujours plus grand de l'intelligence ».
En
réfléchissant, j'avais ajouté: « oui, ça nous mène
inévitablement au développement de l’intelligence, on se dirige
de fait vers de plus en plus d'intelligence »...
Il ne s'agit pas d’intelligence
cervicale seulement, mais de celle du corps tout entier, et du corps
social et mondial aussi.
Je devais reconnaitre que ce n'est pas
forcément ce qu'on croit apercevoir du monde.
Pourtant oui, c'est ce
qui se passe et c'est le plus probable qui va se passer.
De même que tout s'élabore toujours plus, davantage, et plus vite, les textes anciens se révèlent
éloignées de nos modes de pensée.
Et le
développement des connaissances est constant, beaucoup datent
seulement de quelques années, voire apparaissent sous nos yeux ahuris...
Déjà 300 exécutions à mort en Iran pour les huit premiers mois
de l'année 2012, selon les chiffres officiels. Certainement plus,
indiquent des sources non gouvernementales, il y en aurait eu 670 durant l'année
2011, y compris de mineurs.
L’Iran est le pays qui pratique le
plus la peine de mort -suivi de la Chine et des USA-, alors que plus
des deux tiers des pays l'ont abolie et que seule une dizaine d’États
continue de l’appliquer.
Récemment, un certain nombre d'intellectuels musulmans se
sont réunis au Maroc pour promouvoir l’abolition de la peine de
mort dans leurs pays qui, même s'ils ne l’appliquent plus
effectivement, prévoient tous la peine de mort comme châtiment
« suprême » légal.
Ce qui n'est guère surprenant puisque la loi islamique date du
courant du premier millénaire où la peine de mort était
naturellement pratiquée, si l'on peut dire, sur toute la Terre.
Aujourd'hui, au Forum des images (2, rue du cinéma Paris 1er), est donné en hommage à Marcel Mazé un
programme de courtmétrages, dont mon film Narcisso-Métal.
Disparu
cette année, Marcel Mazé avait été à l'origine de la création du
Festival du jeune cinéma de Hyères, en particulier de sa section
« Cinéma différent », ainsi que de la coopérative de
cinéastes indépendants, expérimentaux ou différents : le
Collectif jeune cinéma dont il est resté proche jusqu'à la fin de
sa vie.
C'est lui également qui a invité
plusieurs années de suite Marguerite Duras au Festival de Hyères
où
ont été montrés nombre de ses films.
Ce qui est drôle et amusant, c'est que
c'est à peu près le programme qu'avait vu Duras à ce festival de
Hyères, le jour où Marcel Mazé m'a présenté à elle et où elle
m'a dit que Narcisso-Metal était un film d'écrivain.
A peu près le même programme, à part
que Marcel n'avait pas encore réalisé ses deux films proposés
dans cet hommage, avec des films de Pierre
Clémenti, Jean Paul Dupuis et Gérard Courant.
Pourquoi je t'avais dit que ça m'avait fait plaisir de te
rencontrer?
C'était choute que tu me demandes ça...
Mais parce que j'avais du plaisir à te parler, à marcher avec
toi, à être avec toi !... Non? Nous avons du plaisir à nous
parler, n'est-ce pas ?
J'avais au dernier moment écarté ce
qui m'était d'abord venu à la pensée : "du plaisir à être
ensemble".
C'était vrai, nous avions du plaisir à être
ensemble, à nous regarder, à nous parler, tout comme à décider de
ce que nous allions faire ensuite du moment où nous étions.
J'avais du plaisir au point d'être dans un état amoureux. Sans
implication immédiate. Juste à être dans cet état amoureux qui
fait qu'on ressent une joie d'exister et qu'on peut voir du monde ce
qu'on n'en verrait pas sinon.
D'ailleurs on devrait toujours être
en état d'être amoureux. On devrait toujours être amoureux. En
général, et précisément si c'est possible.
En l'occurrence je
l'étais grâce à toi, amoureux, plus que d'ordinaire.
Encore un livre au sujet pourtant intéressant que je ne pourrai
pas lire (La Théorie de
l’information d'Aurélien Bellanger). D'abord parce
qu'écrit au passé simple qui est un temps qui a totalement disparu
du langage parlé. Ensuite parce qu'il reprend au moins deux
stéréotypes de bandes dessinées :
Comme l'annonce son éditeur,
il « évoque le destin d’une planète
devenue un jouet entre les mains d’un milliardaire fou » et,
comme le présente toute la presse, il met en avant les dangers des
outils informatiques, jusqu’à pronostiquer que les robots
prendront le pouvoir sur les humains.
Je ne cherche pas à discuter ces assertions. Je dis juste que
s'il ne les avait pas développées et si au contraire il avait émis
l'idée non que les robots domineront les humains mais qu'ils leur
permettront d'être plus performants, peut-être plus libres et sans
doute plus intelligents, ce livre n'aurait pas eu le succès de
presse qu'il a, que dis-je ? il n'aurait pas été retenu par le
saint office bourgeois qu'est le comité de lecture qui l'a adoubé.
Caroline Proulx : Un événement s'est ajouté le mercredi
soir, 5 septembre 19 h, la veille donc du colloque (« Le cinéma
de Marguerite Duras, l'autre scène du littéraire », 6/9 au
9/9 à l'UQAM). Nous avons pu organiser à notre grand bonheur un
lancement pour les "Entretiens avec Duras" de Jean Pierre Ceton qui
viennent de sortir cette année (François Bourin éditeur) à la
Librairie Le Port de tête, 262 Mont-Royal Est, Montréal (Métro
Mont-Royal).
Ce sera l'occasion de nous rencontrer de manière
conviviale, entendre Jean Pierre parler de son livre (l'acheter
aussi, si vous le souhaitez, car il y aura des copies disponibles)
accompagné de Jean Cléder et Catherine Gottesman qui pourront nous
en dire quelques mots, prendre un verre et manger quelques bouchées.
Pour ceux qui n'auraient pas le décalage dans les jambes, la
librairie se marche à partir de l'Auberge Le Pomerol ou de tout
hôtel dans le coin. Il faut prendre la rue St-Denis (trois rues vers
la gauche en sortant de l'Auberge) vers le nord, jusqu'à la rue
Mont-Royal où il faut tourner à gauche et faire quelques rues. Pour
ceux qui veulent éviter la demie-heure de marche, vous n'avez qu'à
prendre le métro Berri jusqu'à la station Mont-Royal (ligne orange,
direction Montmorency) et prendre à gauche à la sortie...
Vraiment, je n’arriverai jamais à
aimer la rentrée. C'est trop bizarre la rentrée, ça commence
d'abord par le foot. Hop ! c'est reparti, Olympic lyonnais
contre Paris St Germain, les Girondins face aux Phocéens, ou bien ce
sont les Bretons contre les Nordistes etc.
Et puis il y a l'horreur de la rentrée
politique, le retour des caciques, et de leur langue de bois de mauvaise foi, appuyés par
de petits jeunes qui les remplaceront un jour, c'est l'ordre des
choses. Eux, les politiques ils aiment tellement la rentrée qu'ils
ont même inventé la pré-rentrée !
Bien sûr, il y a la rentrée scolaire qu'à ma connaissance aucun
enfant n'aime, même s'ils s'y font tous ou presque. On s'y est plus
ou moins tous adapté.
En fait la pire, c'est la rentrée littéraire, la pire parce
qu'elle n'est en rien littéraire. C'est la rentrée des éditeurs,
des marchands, des cadres qui décident, vendent, ou plutôt
cherchent à vendre un maximum. Pas la rentrée des écrivains,
certes il y en a qui collaborent avec les éditeurs qui font leur
rentrée, il faut bien. Pas même la rentrée des critiques qui n'ont
guère de visibilité dans la masse des « sorties » de la
rentrée. Pas la rentrée des libraires non plus qui préfèreraient
ne pas avoir à avancer aux éditeurs l'argent pour tous ces
livres...
C'est trop bizarre la rentrée, en tout cas pour un écrivain qui
écrit quand il écrit, pas plus avant ni après la rentrée. Mais
pas moins.
Un journaliste écrivain devenue académicien, il le méritait
bien, avait écrit de mon premier livre que j'avais inventé
l’écriture jetable, je crains que la rentrée dite littéraire soit en réalité une
partie de livres jetables.
Rien
ne bougeait aux alentours. On
était installé à la terrasse du Circulo des amigos, comme si on
allait y rester des jours.
Dialogue
à cette terrasse de Tabernas, (Almeria, Espagne) :
Tu vives aqui ? / Si... / Magnifico ! / Te gusta ? / Mucho ! / Es muy tranquilo...
Je
me sentais dans une ambiance cinéma. Je pensais à « Profession
reporter ». A la fuite des personnages du film pour se perdre
dans un monde un peu fantôme.
Les
vacances me semblaient faites pour quitter les habitudes, changer de
rythme etc.
Moi j'étais
plutôt pour le concept, en tout cas je me méfiais beaucoup de
l'action imbécile. Ce qu'il m'aurait fallu, c'était me quitter moi...
Qué pasa ? Je m'étais levé pour trouver les toilettes.
Arriba !
Le cercle des amis était un café qui faisait hôtel pour les
voyageurs d'exception.
Il y régnait un silence digne du désert tout proche. Sauf le bruit
de quelques rares voitures qui passaient, parfois en klaxonnant pour casser
ce silence. Sauf le bruit d'une télévision qu'on entendait à deux
rues. Mais ça n’empêchait pas la perception du silence.
Adios ! / Adios !
Dimanche 15 juillet vers 21h 08, sur ma
terrasse intérieure, j'ai donné une 1ère lecture publique d'extraits du roman que
je viens de terminer ("Les Tourments de Claire Ardeen")
pour des amis attentifs de Montréal, Sydney, Séoul, Marseille et
d'ici Paris... C'était une soirée réunissant des universitaires
chercheurs en prélude au colloque Duras qui aura lieu début
septembre à Montréal. La veille ou le matin, j'avais eu cette idée de
proposer de lire des extraits de ces "Tourments". En
attendant la livraison des sushis, j'avais pensé, il y avait le temp d'une
demi-heure, trois quarts d'heure.
J'ai attendu 21 heures pour qu'une amie pas encore arrivée puisse
arriver, et puis comme elle n'est pas arrivée j'ai passé commande et
donc
j'ai commencé la lecture.
C'était impressionnant parce que la
douzaine d'amis là étaient très attentifs, très en écoute.
C'était étonnant parce que le livre est tout chaud, dans tous les
sens du mot. Parce qu'il vient juste d'être écrit. Et parce que,
autant dans la forme que dans le propos, j'ai essayé d'être au plus
près de ce que je pouvais écrire dans la fenêtre de ce moment.
Tout chaud aussi parce que c'est dit de la vie privée, sexuelle, ce
qu'on ne dit généralement pas. J'avais d’abord pensé que je
passerais les passages les plus sexuels et puis non finalement je les
ai lus quand ils se sont présentés, puisque c'était une lecture
d'extraits au hasard mais dans l'ordre du livre. Et j'ai senti que ça
passait bien.
Bon, bien sûr je n'ai eu que des avis positifs et
bien sûr aussi on m'a dit que ça paraissait vrai ce personnage
féminin... Quand j'ai cherché à savoir davantage, on m'a dit que
ça donnait envie de lire le livre.
Le lendemain Joëlle Pagès-Pindon m'a écrit : entendre ton texte (singulier) porté par ta voix donnait
l'impression d'approcher de plus près des mystères de la création...
On ne peut pas vraiment dire qu'il y a une justice dans le monde mais tout de même il arrive qu'il y en ait une. Ainsi la justice argentine a condamné jeudi à de lourdes peines de prison d’anciens responsables de la dictature (1976-1983), coupables d’avoir mis en place «un plan systématique» de vols et d’appropriation par des proches du régime de 35 enfants d’opposants nés en détention.
Hier dans la rue commerçante de mon quartier je suis tombé sur une peau-rouge. Dans l'enfance de mon grand-père on apprenait qu' il y avait sur Terre quatre races humaines: blanche, noire, jaune et rouge. Cette femme peau-rouge était bien la première jamais rencontrée par moi, manifestement sortie d'une cabine de bronzage, le teint encore accentué par mes lunettes de soleil qui me font voir la vie en rose...
« Ne dis pas que tu ne comprends pas grand chose, toi non plus, c'est que tu ne regardes pas ou n'y vas pas voir. Ne suis pas les toquards qui voudraient te garder prisonnières des vieilles illusions. Ne les écoute pas les gourous et autre pseudo-chamans qui ressassent à se ressourcer. Ne te laisse pas emporter par ton orgueil primaire, détends ton mental en même temps que ton corps... »
La
génération dite Y, des 18 ans / 28 ans c'est, clamait à la télé une personne de
l'institution, celle qui est née avec le sida, le chômage et
autres
maux contemporains. Omettant d'en décrire la particularité
première, celle d'être native digitale, de n'avoir connu que ça le
numérique, internet, le portable, la communication mobile. Et de
connaître ça, ces outils des TIC mieux que leurs parents,
enseignants, directeurs et chefs de tous genres.
Elle
a selon moi une autre particularité, c'est de ne pas se considérer
sacrifiée contrairement à ce que disent d'elle les medias généraux. Ce qu'en revanche on pourrait dire à juste titre de
la génération d'il y a un siècle (ceux nés entre 1880 et 1900) ou
de la suivante qui a connu la seconde guerre ou la guerre
d'Algérie...
Si
elle se plaint de la société, la génération Y, c'est de tout ce qui la bloque cette société, et elle en conséquence.
D'ailleurs
elle s'étonne d'entendre dire qu'elle a moins de chances que la
génération de ses parents, quand elle les voit eux si limités dans
leur mentalité !
Dans
l'immeuble d'à-côté il y a un appartement que je ne connais pas
qui appartient à une femme que je ne connais pas davantage.
Je
sais,
parce qu'on me l'a dit, que quand elle l'a acheté, elle a décidé
d'y faire de gros travaux. On a parlé de mezzanines à construire,
de sol flottant pour absorber les bruits, d'ouvertures de baies et
aussi de permutation de la salle de bains vers la cuisine et vice
et
versa. Elle a aussi décidé que les chambres qui donnaient sur rue
seraient sur cour, ce qui impliquait de déplacer le salon-salle à
manger sur rue alors qu'il donnait sur cour.
Il
y a donc eu des travaux très bruyants qui ont duré un certain
temps, longtemps. A force, des gens se sont plaints et j'ai été
heureux qu'ils le fassent à ma place. Un jour, on a pu constater
qu'il n'y avait plus de bruits de travaux qui provenaient de cet
appartement. On a pensé que les travaux étaient finis.
Oui
mais trois mois plus tard ça a recommencé. On a eu une explication
du chef de chantier, la propriétaire n'était pas contente de l'emplacement des
mezzanines qu'il fallait donc refaire entièrement... Et puis
encore, des travaux,
quelques mois après, le chef de chantier a expliqué que la
propriétaire en fait n'était jamais satisfaite.
Tout
récemment encore, des travaux ont repris. Je crois bien qu'on
s'est
habitué au bruit, même si cela nous énerve de temps à autre. Le
chef de chantier quant à lui prend des airs un peu las mais tout de même ça lui
fait du travail !
Un jour, à France Culture, on a annoncé
qu'on pourrait réécouter l'émission qui venait d'être diffusée
pendant quelques jours, sur le site net de la radio.
Puis, pendant
une semaine, dix jours et puis 30 jours. De même sur différents
médias, y compris des télévisions.
Hier, j'entends de la voix d'un présentateur de
France Culture que c'est désormais possible pendant 1000 jours !
Et 1000 jours, ça se rapproche de la permanence. Car
si on peut mille jours, on peut dix mille etc.
Au fond, le numérique apporte là, en plus d'une
possible libération des contraintes du local, une libération de
celles de l'instant.
Pas de raison en effet qu'un programme n'ait
une existence qu'en un point ponctuel du temps.
Par ailleurs, il est plus logique de laisser
disponible les émissions sur le serveur de France Culture plutôt
que chacun les télécharge afin de pouvoir les écouter ou les
réécouter, donc en les stockant sur son disque dur qu'en général on
délaisse tous les 4 ou 5 ans...
En
Iran, les femmes n'ont pas le droit d'assister aux rencontres
sportives (que suivent les hommes), un hyper cinéma qui diffusait
un
match de l'euro-foot a été fermé pour avoir délivré des places à
des femmes. Pas parce que ce régime d'un autre âge veut éloigner
les femmes du foot. Non, pour qu'elles ne se mélangent pas aux
hommes
et vice et versa.
Dans
ce pays, les relations amoureuses trouvent difficilement un espace
public puisqu’un homme et une femme ne peuvent pas se promener
dans
la rue ou dans un parc s'ils ne sont accompagnés d'une autre
personne
de la famille de la femme.
Donc
ils s'inventent des espaces, par exemple les taxis collectifs qui
prennent le long de leur course autant de monde qu'il est
possible.
Ainsi des couples se forment au cours des trajets de taxis d'un
bout
à l'autre des villes, qui alors espèrent deux choses a priori contradictoires :
Qu'il
y aura peu de monde dans le taxi pour pouvoir se parler en
relative
intimité.
Et aussi qu'il y aura beaucoup de monde pour se coller l'un à
l'autre jusqu'à capter les battements du coeur de l'autre...
Une
jeune femme parmi d'autres est emprisonnée avec son bébé, condamnée à la
lapidation pour adultère, ça se passe au Soudan du Nord, un des 7 pays
qui
conservent la peine de mort par lapidation, cependant non exécutée
ces dernières années dans ce pays.
Donc,
une jeune femme est condamnée à mort pour avoir fait l'amour. Il
se
trouve que c'est souvent que des gens ont été condamnés pour
avoir
fait l'amour. Le faire ou l'avoir fait, quand c'était interdit
par les traditions, des lois ancestrales, des pouvoirs en
réalité.
Des pouvoirs mâles.
Noter
que c'est rarement le contraire. Oui, il est extrêmement rare
que
des gens soient condamnés pour n'avoir pas fait l'amour, ou pour
ne
pas le faire. On devrait pourtant parfois condamner des gens
pour
avoir oublié de le faire, ou ne pas vouloir je ne sais, pour l'avoir interdit
surtout.
A
une peine d'amour en tout cas !
Quelqu'un qui écrit livre après livre depuis des décennies sur
les technologies de l'information et de communication et qui en
arrive à faire l'apologie du bistrot (et du discours de comptoir qui
va avec?), est-il secoué, carrément secoué, ou bien banalement
populiste ?
Les deux, je pense.
Pour qui cherche une illustration du populisme pourra trouver
celle-ci : En l'occurrence, parler en savant d'une nouvelle
pratique/technique et puis au bout du compte émettre un jugement qui
revient à valoriser ce qui se passait avant cette
technique/pratique. Populiste, parce que c'est exactement le point de
vue majoritaire et réactionnaire.
Reste la question de savoir si cet homme est plus « secoué »
que populiste?
Réponse : Pas parce qu'on écrit des livres et
en parle sur tous les plateaux médias que l'on est forcément
mentalement développé.
(La Fiction d'Emmedée p. 204)
"Un
premier texte devrait toujours être illisible" dit MD dans les
Entretiens (François Bourin éditeur).
A ce propos, avant une
lecture en librairie, somebody me demande : est-ce que ce ne
serait pas un peu dépassé de dire qu'un texte doit d'abord être
illisible ?
Expliquer
que ce stade d'illisiblité entraine le fait qu'il y ait ensuite
écriture ou qu'il n'y en ait pas.
Beaucoup
de livres paraissent, se vendent, sont lus ou pas, et n'ont pas
d'écriture cependant.
A
la radio, ces hiers derniers, j'entends rabâché que Jack Kerouac a
écrit son On the road en trois semaines. Oui, mais ce qu'ils ne
disent pas, c'est qu'il l'a retravaillé pendant six ans ensuite.
Six
ans, c'est le temps qu'il lui a fallu aussi pour convaincre un
éditeur. Le trouver l'éditeur, ou, comme je dis, l'inventer après
qu'on a fini l'écrit.
87
Quand
j'erre dans la rue, je sais que des mecs me regardent,
reluquent mes
seins, matent mes fesses ou mes cuisses, ça oui !
Il y en
a
aussi qui se mettent à me suivre.
Mais je
ne
vois pas du tout d'esquisses d'histoires d'amour, non.
Certes,
il
arrivait qu'il y ait un échange de regards, genre « coup de
feu » avec un bel inconnu. Mais une fois qu'on s'était croisé,
c'était fini, il avait à peine existé qu'il s'était aussitôt
perdu dans le flux des autres.
Vraiment
rare
que je recroise l'un de ces beaux inconnus qui d’ailleurs
étaient devenus objets de fantasmes parce que je les avais à
peine
aperçus...
Enfin,
une
fois ou deux peut-être, il y avait eu un début de quelque
chose, un
début fort, des sourires, un regard maintenu. L'homme avait
marqué
le pas, puis continué comme moi, mais dans l'autre sens.
Le
lendemain, la même chose s'était passée, encore plus fort...
Hélas,
jamais revu une troisième fois, ce personnage. Pourtant,
j'étais
retournée les jours suivants au même endroit, à la même heure,
et
le même jour de la semaine suivante, vainement.
Pour
rien !
Très
rare, extrêmement rare que les choses se reproduisent deux
fois de
suite... Et même deux fois déjà, c'était un peu miraculeux.
Petit paragraphe qui ne s'intégrait plus, n'était pas si important...
« Une passation des pouvoirs tout
en "sobriété" » (Le Monde.fr 15/05/2012)
Ce titre montre que les
gardiens de la grammaire, les intégristes de la langue l'ont
emporté. Ils ont brimé ce qui serait allé dans le sens de la
spontanéité de l’usage qui aurait écrit « toute »,
l'adjectif se rapportant à la passation : une passation
toute en sobriété. Et non donner à ce « tout » une
valeur d'adverbe.
Disons que l’usage n'est pas
seulement ce qui s'est fait, ou ce qui se faisait. L'usage est aussi
ce qui se fait maintenant, ce qui se pratique : quel est l'usage
actuel ?
La tendance est à rendre logique
formellement. Passation est au féminin, il est plus simple
d'accorder tout : toute ! La tendance actuelle est aussi à
ne pas opter pour les torderies qui amusent tellement les intégristes
sus visés mais rendent mauvais les élèves en dictée.
Disons aussi, disons le fort et haut: "il y a une faute dans
ce titre". Disons-le sans culpabilité: ils ont oublié un e dans Le Monde.
C'est
sans doute ce qu'on en pensera dans quelques décades !
« Spectacle invisible », annonce Yves-Noël Genod,
à propos du dernier qu'il présente à l’hôtel Palace de
Bologna, et qui porte ce titre « HOTEL PALACE ».
Est-ce une continuation de sa mise en cause de l'idée de
représentation, ou un artifice nouveau de mise en scène ?
« Vacances dans la réalité,
dirons-nous avec le poète » ajoute-t-il... J'avoue que ceci me
plait beaucoup car c'est mettre en avant la fiction et son possible.
Mais il affirme aussi que "la réalité
dépasse toujours – et de très loin – la fiction". On le dit souvent
cela, de la réalité, qu'elle dépasse la fiction. Pour les
faits-divers par exemple.
Il est vrai que les romans,
théatres, cinémas peuvent être hélas plus pauvres que la réalité,
et cela ne doit et ne devrait pas être comme dit Régy.
Si la réalité dépassait toujours
la fiction, ce serait désespérant de penser qu'on ne peut rien
inventer. Ce voudrait dire que le monde ne pourrait que se répéter
en son état ?
Mais cette affirmation ne marche
pas, par exemple si on considère l'oeuvre de Léonard de Vinci. On
sait que sa fiction a dépassé la réalité, en tout cas qu'elle l'a
nourrie.
Tout comme on pourrait dire que les
singeries des petits personnages de Shakespeare seraient tombées
dans l’oubli s'il ne les avait universalisées.
Moi j'aime bien l'idée de la
fiction productrice de réalité.
Je crois que si on écrit quelque
chose différemment de ce qu'il s'écrit généralement, la réalité
change.
La fiction qui naitrait des vacances de la réalité? Ça donnerait envie d'aller à
Bologne !
Pourquoi cette bio/bibliographie en fin des Entretiens :
« notamment l'auteur de Rauque la ville, La Suive,
La Fiction d'Emmedée, Les voyageurs modèles et Le
Pont d'Algeciras », sans indication des éditeurs ?
Outre que je ne voulais pas décliner dans les détails mes livres après la
liste impressionnante des œuvres de Marguerite Duras, c'est une bio que je donne souvent, tel quel, alors que ça se fait
en général de préciser les éditeurs.
Ça ne se fait pas pour les
films, un cinéaste n'indique pas le nom des producteurs de ses
films.
En l'occurrence, les éditeurs de fait de mes livres ont été
Marguerite Duras pour mes deux premiers livres et le poète Mathieu
Bénézet (*) pour les quatre derniers. Avec changement d’éditeur chaque
fois. Duras avait confié son désarroi à Liberation: « Que l'écrivain le plus
important de sa maison d'édition lui demande de publier un livre
(Rapt d'amour) et qu'il ne le fasse pas ».
Un éditeur de fait choisit l'éditeur qu'il arrive à convaincre, tandis
que l'écrivain chevalier doit inventer un éditeur pour son nouveau
livre.
Il se trouve que les éditeurs publient ce qu'il veulent publier
et pas forcément ce que les écrivains écrivent.
Suffit de penser aux trois refus de Rauque la ville par trois
grands éditeurs en place, de rappeler la douce violence que s’était
faite l'éditeur (Minuit) pour le publier.
Fortunately, RLV est toujours disponible, et apparemment
toujours autant aimé.
* Continuités d'éclats (éditions Rehauts, 2012)
15 mars 2012L'horreur en Syrie, répression barbare, dirigeants arrogants. On
peut toujours consoler son sentiment d'impuissance en pensant qu'un
jour les responsables de ces massacres et autres abominations seront traduits en justice.
Tout comme un chef de milice congolais vient d’être reconnu
coupable devant la Cour pénal internationale.
Tout comme les dirigeants de l'ex-Yougoslavie.
Qui se souvient
-pour qui était né- des pires moments de la guerre en ex
Yougoslavie, qui peut se souvenir d'avoir enragé de honte en voyant
se pavaner d'arrogance des chefs militaires qui ordonnaient de
pilonner Sarajevo, de séparer hommes et femmes pour mieux assassiner
les premiers etc. Qui parvient à se souvenir avoir espérer qu'un
jour justice soit faite?
Et bien tous ses dirigeants-là ont été condamnés par la Cour internationale de la
Haye. Et sont en
prison s'ils sont encore vivants!
Chic by accident, dernier
spectacle de Yves-Noël Genod (Ménagerie de verre, Paris) est tout aussi radical que les précédents. Des gens errent, déambulent, gymnisent,
s'activent. Nus ou peu habillés, ou habillés à contretemps. Un
délire mental s’y exprime par des cris ou gloussements
incompréhensibles ou presque, car à faible volume. Dans un monde
désolé, asile ou maison de retraite pour jeunes gens ? Ou
alors, il s'agit de ce monde présent qui imposerait des instruments inadaptés à
ces êtres singuliers.
Mais alors on s'approcherait du sens. Qu'il y a de toute façon,
forcément, même s'il n'y a pas de texte, à part celui qu'expriment
les corps.
Yves-Noël n'aime pas le théâtre à texte. Bien sûr le texte au
théâtre c'est très difficile car il faut au moins qu'il soit
« possible ». Acceptable, pas impossible à proférer.
Car c'est très difficile d'entendre proférer du texte s'il n'est
pas possible, même si ça se fait tous les soirs sur presque toutes les planches.
Il faut déjà qu'il ne frise pas le cliché ou l'ostentatoire ou
le grandiloquent. Il faut qu'il en soit passé par l'écriture.
D'un côté, j'ai pensé que ce spectacle était orphelin de
textes, de l'autre je l'ai trouvé particulièrement lumineux.
Yves-No dit que c'est un travail sur l'invisibilité...
Dans une école primaire de la banlieue de Bruxelles, les enfants sont punis s'ils parlent français en cour de récréation. Même si cela s'est produit dans une situation inversée en Flandres à une autre époque, et également dans des régions françaises pour des langues locales, et bien ailleurs, cette pratique n'a pas de bon sens. On se demande ce qui peut animer au fond ces gens punisseurs...
Un communiqué alambiqué
repris de façon plus ou moins alambiquée par toute la presse
annonce qu'enfin toutes les universités françaises ont désormais
un site Web dédié à l'enseignement : « La plupart ont
décidé de faire en sorte que leurs ressources pédagogiques soient
de plus en plus souvent rendues publiques »...
Cette pratique
de la mise à disposition des contenus pour tous est inspirée de la
célèbre université américaine Massachusetts Institute of
Technology (MIT),
pionnier, il y a plus de vingt ans.... Encore balbutiant cette
affaire !
Sauf, pour voir, à se
rendre sur http://www.universites-numeriques.fr/
« Petit homme
chéri » est sans doute mon entreprise romanesque la
plus ambigüe. Sur la 1ère de couverture, l'éditeur Henri Poncet
avait d’ailleurs tenu à le qualifier de récit
et non de roman. Le voici à « feuilleter »
sur Google
livres tout comme La Fiction d'Emmedée, Les
Voyageurs modèles, La Suive et
Le petit roman de juillet...
Occasion
de réaffirmer que j'écris de la fiction, même si je ne suis
manifestement pas dans la veine romanesque la plus répandue.
Pas
la peine de se demander si je fais partie du courant de
l'autofiction. D'ailleurs je ne fais pas d'autofiction. Pas la peine
non plus de se demander ce qu'il y a de vécu dans ce que j'écris.
Ce que j'écris est de la fiction.
Je
commence une histoire et la raconte en utilisant tous les matériaux
à ma disposition, tout autant avec des éléments vécus que pas,
perçus dans le vécu ou non etc.
Je
commence une histoire à partir d'une phrase, ou d'une scène, vraie
ou imaginée, quelle différence parfois ?
J'écris
surtout dans l'écrit qui fabrique la fiction. Car ce qui fait la
fiction, c'est l'écriture.
Mais
j'écris de préférence comme si cela avait été vécu, était
vécu, se vivait, pourrait se vivre, était possible de vivre. Même
si je glisse, sans gêne, des choses énormes qui renvoient à la
dimension romanesque.
Sinon,
le roman (à l'origine, langue en voie de différenciation du latin),
c'est ce qui s'écrit en langue aujourd’hui, celle qui est en train
de s'écrire...
Une pétition pour changer
une règle du français, ça fait plaisir.
Des femmes (et quelques hommes surement) proposent de
mettre en cause le principe selon quoi « en grammaire »
le masculin l'emporte et même joue le rôle du neutre. C'était
d'ailleurs l’argument avancé par l'ancien secrétaire perpétuel
(!) pour combattre la féminisation des noms de métier.
En l'occurrence les
pétitionnaires demandent que soit appliquée une règle de proximité
lorsque les noms sont de genres différents, l'adjectif s'accordant
alors avec le mot le plus proche.
Donc on écrirait « des
hommes et des femmes actives » et « des femmes et des
hommes actifs ». Ou encore : les garçons et les filles
sont belles et non beaux...
Pas si simple à faire
passer auprès du grand public, et encore moins auprès des
enseignants et des correcteurs d'édition. Ce pourquoi cette nouvelle
règle devrait pouvoir s'appliquer au choix, aucune des deux,
l'ancienne ni la nouvelle ne serait incorrecte, s'il vous plait !
C'est essentiel parce que
l'un des freins à l'application de toute nouvelle règle, de ce que
les opposants appellent « la nouvelle orthographe », est
la peur qu'elle soit perçue comme une faute.
allait aller amour aurait baiser balade bois du Loup bonjour boulevard périphérique Bréhat c’est à dire c’était cabane campagne Canal Saint-Martin capter cidre cigarette circuit cousin Robert d’abord d’accord d’ailleurs d’aller d’autant d’avant d’avoir d’eau d’elle d’en d’être d’une envie façon faisait fille finalement j'avais j’ai j’allais j’aurais j’avais dû j’avais pensé j’avais pu j’en avais j’en étais j’éprouvais j’étais jour jusqu’à jusqu’au l’ai l’air l’amour l’appeler l’autre l’avais l’envie l’épaule l’escalier l’habitude l’heure l’idée l’impression l’intérieur l’occurrence l’on l’un laisser Loup perdu m'étais m’aurait m’avait m’en m’étais n’ai n’arrivais n’aurait n’en n’est n’était n’importe Nida nuit Parc de Saint-Cloud parler passer père Juillet pont pont Marie pourtant pouvait presque psilocybes puisqu’il qu’à qu’elle m’avait qu’en qu’est-ce qu’il qu’on qu’un regarder rejoindre répété restaurant rester Robinson s’agissait s’arrêtait s’en s’est s’était S’il te plait semblait sentais seul simple soir sorte soudain sûr train veux voiture voulait vraiment
Le 12 décembre 2011 (et non pas 1914), Télérama titrait : George Steiner :
“L'Europe est en train de sacrifier ses jeunes”.
Voilà une
annonce fracassante que je ne peux guère comprendre. En effet cette
affirmation aurait dû être écrite en 1914 ou en 1939, avant et à
propos de ces périodes où l'Europe a effectivement sacrifié ses
jeunes. Ou bien durant la guerre d'Algérie, dans les années
soixante, pour la France, quand les jeunes gens faisaient 27 mois de
service militaire, ou pendant la guerre du Vietnam pour les USA...
« Grand érudit, poursuit Télérama dans son chapeau,
George Steiner incarne l'humanisme européen. Il regrette que
littérature, philosophie et sciences ne communiquent plus entre
elles. Comment comprendre notre monde, s'interroge-t-il, si la
culture se rétrécit. »
Faut-il rappeler que jamais autant de livres ont été écrits et
vendus, qu'en ce début de 21e siècle, qu'il n'y a jamais eu autant
de fréquentation de cinémas, d’entrées au musée, de places de
chercheurs. Ni jamais autant de colloques réunissant spécialistes de
différentes disciplines... Que le savoir mis à disposition ne cesse de
s'accroitre en termes de connaissances autant que d'informations.
Et
que de surcroît la consultation de ce savoir est possible. Et possible quasi
immédiatement.
En fait, une assertion raisonnable serait : on revient de loin, si
on considère tout ce qu'on n'avait pas !